
Histoire culturelle de la beauté et des cosmétiques coréens
L'histoire de la skincare coréenne remonte à plus de deux-mille ans, bien avant que la « K-beauty » ne devienne un phénomène mondial. Ce succès s'appuie sur un passé ancestral, à une époque où les soins de la peau étaient considérés comme un rituel holistique pour le corps et l'esprit. En tant que marque contemporaine de soins de la peau, BEIGIC associe ces ingrédients botaniques éprouvés par le temps à la science moderne afin de rendre hommage à l'évolution de la philosophie de la skincare coréenne.

L’Origine de la Skincare Coréenne
Les origines de la K-Beauty ainsi que les rituels de soins de peau remontent à l'Antiquité. Selon le mythe fondateur de Dangun, la première colonie du peuple coréen s'était installée près de bouleaux, ce qui laisse penser que les parfums faisaient partie de leur vie quotidienne. Il semble que des méthodes de blanchiment de la peau aient été mises au point pendant la période de Gojoseon : l’armoise et l’ail étaient utilisés comme ingrédients cosmétiques pour éclaircir la peau. Les origines et l’évolution des cosmétiques peuvent être clairement observées au Musée des cosmétiques Coreana, qui dévoile la richesse culturelle et l’évolution historique des cosmétiques coréens, en présentant une collection de plus de 5 300 objets qui retracent cette histoire, de l’Antiquité à l’époque moderne.
Autrefois, les Coréens croyaient que leur apparence influençait leur être intérieur, et y accordaient une grande importance selon un concept appelé « yeong-yuk-il-chi-sa-sang » (영육일치사상). Ainsi, hommes et femmes prenaient grand soin de leur apparence, façonnant une culture distinctive autour des cosmétiques et des accessoires. Ils fabriquaient des gommages, des lotions, des crèmes, des huiles pour le visage, ainsi que des poudres colorées, des rouges à lèvres et de l’encre à sourcils, témoignant d’un véritable savoir-faire dans l’art de l’embellissement.
Les Coréens utilisaient divers éléments naturels pour créer les produits dont ils avaient besoin : du son de riz moulu, des haricots rouges et des haricots mungo (« jodu » en coréen), qui servaient à fabriquer du savon nettoyant en mélangeant la poudre obtenue avec de l’eau. Les lotions de soin après le nettoyage du visage étaient élaborées à partir de jus de plantes, notamment de tiges de potiron.
Les huiles ou extraits de graines végétales, tels que l’huile de ricin et l’huile de camélia étaient fréquemment utilisés, appréciés pour leur parfum délicat et leur texture non grasse. Les huiles d’abricot et de pêche étaient privilégiées pour atténuer les taches, tandis que l’huile de carthame, riche en vitamine E et en acides gras essentiels, était utilisée pour améliorer l’hydratation et l’éclat de la peau.
Les cosmétiques traditionnels à base de plantes et de céréales dégageaient des odeurs distinctes. Cela explique pourquoi les femmes coréennes utilisaient des parfums, principalement élaborés à partir de boutons de clou de girofle séchés, qui faisaient office de déodorant médicinal pendant les bains et étaient censés réduire le stress et la fatigue mentale. Diverses méthodes de fabrication de parfums sont mentionnées dans le « Gyuhap Chongseo » (규합총서, Encyclopédie des femmes) datant de 1809, rédigé sous la période Joseon.
1. La beauté à l'époque des Trois Royaumes (57 av. J.-C – 668 apr. J.-C)
L'histoire du maquillage coréen remonte à l'an 57 avant J.-C., pendant la période des Trois Royaumes de Corée (Goguryeo, Baekje et Silla). À cette époque, la faïence était le matériau le plus couramment utilisé pour la fabrication des récipients, mais l'émergence de la culture du céladon sous la dynastie Goryeo a entraîné l'apparition d'une multitude de récipients destinés aux cosmétiques.
| Goguryeo | L'usage du maquillage n'était pas profondément ancré dans la tradition, mais représentait une tendance émergente dans tout le royaume de Goguryeo, quel que soit le statut social. L'accent était mis sur les visages ronds et les sourcils fins. Une attention particulière était également accordée à l'habillement : les hauts fonctionnaires de l'époque de Goguryeo aimaient porter de l'or et de la soie lors des réunions officielles. Les peintures tombales de l'époque représentaient également plusieurs coiffures portées par les femmes, qui pouvaient varier : raie sur le côté, queue de cheval, etc. |
| Baekje | Le royaume de Baekje a été à l’avant-garde de l’innovation technologique dans la production de cosmétiques. Selon des écrits japonais, les Japonais auraient adopté des techniques de fabrication de cosmétiques mises au point à Baekje pour créer leurs propres produits. Malheureusement, il n’existe aucun document détaillant les types spécifiques de cosmétiques utilisés par le peuple de Baekje ni les particularités de leurs techniques de maquillage, et seules des informations extrêmement limitées ont été transmises. Tous avaient les cheveux longs : les hommes portaient un chignon sur le sommet de la tête, tandis que les femmes mariées portaient leurs cheveux tressés et relevés, et les femmes célibataires les portaient tressés et lâchés. |
| Silla | Inspirés par le bouddhisme, les Coréens du royaume de Silla croyaient que le maquillage mettait en valeur le corps, mais aussi l’âme ; un corps beau et soigné abriterait un esprit beau. Cette croyance était également répandue chez les hommes : les Hwarang, un groupe d’élite composé de jeunes guerriers, portaient du maquillage ainsi que des bijoux et d’autres accessoires. Les femmes de Silla appréciaient également d’avoir les cheveux longs et le développement des perruques « gachae » (가채) s’est accompagné de celui des accessoires pour cheveux. Ces derniers étaient très populaires, en particulier auprès des Chinoises, car ils étaient fabriqués à partir de diverses huiles, telles que l’huile de ricin et l’huile de camélia. La maîtrise de la fabrication de la poudre par le royaume de Silla a conduit à la création de la poudre de plomb par un moine au Japon en 692, mais la méthode d’application de cette poudre s'avérait peu pratique: avant de l’appliquer, il fallait s’épiler tout le visage, puis étaler la poudre mélangée à de l’eau dessus, et il était recommandé de rester allongé pendant une demi-heure pour qu’elle prenne correctement. |

2. Les cosmétiques à l'époque du Silla unifié (668-918)
Après avoir conquis Baekje et Goguryeo, Silla prit le contrôle de la péninsule coréenne en 668. Cela marqua le début de la période du Silla unifié, durant laquelle la péninsule fut placée sous la domination du royaume de Silla. Les échanges entre la Chine et le Silla se sont multipliés, ce qui a influencé les tendances en matière de maquillage, qui sont devenues plus extravagantes. Avec la popularité croissante des coiffures tressées et nouées, des bandeaux en or et des bagues, l’industrie cosmétique connut une croissance significative, suscitant l'intérêt des femmes pour les produits de luxe. Les poudres étaient fabriquées à partir de plomb, d’étain et d’autres minéraux mélangés à des substances parfumées. Elles utilisaient de la poudre de cinabre comme fard à joues ou rouge à lèvres et se dessinaient les sourcils au graphite.
3. La Skincare Sophistiquée de la Dynastie Goryeo (918-1392)
Sous la dynastie Goryeo, les techniques cosmétiques ont atteint un niveau de sophistication remarquable. L’engouement pour les cosmétiques à cette époque s’est notamment traduit par la création de miroirs en bronze de plus en plus élaborés. On accordait une grande importance à la propreté et, selon Xu Jing, un envoyé de la dynastie Song, les hommes et les femmes se baignaient ensemble dans le même cours d’eau et s’efforçaient de maintenir une bonne hygiène corporelle.
De plus, diverses méthodes étaient recommandées pour préserver un teint clair, comme le bain complet dans de l’eau parfumée. On appliquait également une lotion protectrice et blanchissante appelée « myeonyak » (면약), utilisée aussi bien par les hommes que par les femmes.
L’élégance était mise en avant comme une caractéristique essentielle de la beauté et les femmes préféraient un maquillage naturel. Cette tendance est apparue parce que les gisaengs portaient un maquillage très coloré, ce qui a donné lieu à un stéréotype discriminatoire, faisant évoluer les idéaux de beauté vers un maquillage discret. Les sourcils des femmes devaient également être dessinés épais et arqués, en fonction du diamètre des yeux. D’après des peintures anciennes, les femmes de la classe supérieure utilisaient un fard à joues couleur pêche et appliquaient du « yeonji » (연지), une pâte rouge à base de carthame, et également sur leurs lèvres, leurs joues et leur front lors d’occasions spéciales telles que les mariages ; cette pratique était appelée « gonji » (곤지).
4. La Beauté Minimaliste & Le Maquillage des Giseangs lors de la Dynastie Joseon (1392-1910)
Sous la dynastie Joseon, le confucianisme constituait le fondement de la société coréenne.
Chez les femmes, la modestie et la simplicité prévalaient, dans la continuité des tendances de la dynastie Goryeo : une élégance discrète, une apparence soignée et un maquillage très minimaliste. Les critères les plus importants auxquels se conformaient les femmes de la dynastie Joseon étaient le « sambaek » (삼백), le « samheuk » (삼흑) et le « samhong » (삼홍).
Le premier, « sambaek », veut dire littéralement les trois blancs, faisant référence à la nécessité d’avoir le blanc des yeux, la peau et les dents blancs. De plus, les trois noirs, « samheuk », mettaient l’accent sur les cheveux, les sourcils et les pupilles noirs. Enfin, le « samhong » désignait les trois rouges, à savoir les lèvres, les joues et les ongles rouges.
Cependant, les gisaengs ont défié ces normes conservatrices avec leurs styles de maquillage audacieux et marqués, malgré les stéréotypes préjudiciables qui leur étaient associés. Au fil du temps, les femmes de la classe supérieure ont commencé à imiter subtilement leur look, un style caractérisé par des sourcils foncés ainsi qu'un teint clair. Ce mélange de préparation minimaliste de la peau et de contraste subtil continue de définir les normes de beauté coréennes modernes aujourd’hui.
Les types de cosmétiques et les concepts de maquillage de la dynastie Joseon peuvent être compris à travers le roman « Le Conte du pays de la beauté des femmes » (여용국전). Ce roman décrit les cosmétiques et les accessoires de beauté des femmes : il présente plus de 20 types d’objets, notamment des miroirs, des pinces à épiler, des mouchoirs, des coiffeuses, ainsi que des cosmétiques tels que la poudre, le rouge à lèvres, l’huile capillaire, le parfum et le nettoyant pour le visage.
5. La Naissance des Cosmétiques Coréens Modernes
À la fin du XIXe siècle, de nouveaux styles et produits de maquillage ont fait leur apparition sous l’influence croissante de la culture occidentale, contribuant ainsi au développement de la culture cosmétique coréenne.
La poudre « Bakgabun » (박가분) a été le premier produit cosmétique à être fabriqué en série en Corée ; elle est devenue un best-seller de 1916 à 1930 et a même inspiré la création d’autres produits cosmétiques coréens. On découvrit par la suite qu’elle contenait en réalité de la poudre de plomb et que les effets indésirables ressentis par les consommateurs étaient dus à un empoisonnement au plomb. En conséquence, les ventes connurent un déclin significatif au fil du temps et la poudre fut finalement retirée du marché.
Dans les années 1920, les marques japonaises dominaient le marché des cosmétiques, ce qui a ralenti le développement de l’industrie cosmétique coréenne. Après la libération de la domination coloniale japonaise, l’industrie cosmétique coréenne a pu reprendre son essor, mais le déclenchement de la guerre de Corée en 1950 a une nouvelle fois anéanti les espoirs d’expansion du secteur. Cependant, vers 1961, l’entrée en vigueur d’une loi interdisant la vente de produits étrangers a marqué le début de la prospérité de l’industrie cosmétique coréenne.
6. L'essor de la « K-Beauty » moderne et l'innovation mondiale en matière de soins de la peau
Après l’interdiction des produits importés en 1961, les entreprises coréennes de cosmétiques ont pu se développer sur un marché protégé. Elles ont consacré les décennies suivantes à réinvestir dans la recherche et la fabrication, et dès les années 1990, le pays disposait d’une industrie nationale mature dotée d’un véritable savoir-faire technique.
Vers l’an 2000, la manière dont les soins de la peau étaient commercialisés a évolué. Les boutiques monomarques dédiées aux soins de la peau se sont imposées comme un format à part entière, et la routine quotidienne de soins est passée d’un petit plaisir occasionnel au comptoir d’un grand magasin à une habitude quotidienne. Elle est également devenue une véritable source d’innovation. En 2008, les laboratoires coréens ont créé le « cushion compact » : une éponge imprégnée de fond de teint et de soins, que l’on applique à l’aide d’une houppette, permettant de réappliquer rapidement le produit tout au long de la journée. Les masques en tissu et les essences légères ont suivi, pour ne citer que deux produits désormais présents dans les routines du monde entier.
La percée mondiale s’est produite avec la Hallyu. À mesure que la K-pop et les séries coréennes (K-drama) conquéraient un public international, le teint clair et lumineux associé à la beauté coréenne est devenu un idéal que les gens du monde entier cherchait à comprendre et à reproduire.
Derrière tout cela se cache une méthode de formulation particulière. Les soins coréens associent des ingrédients botaniques issus de la tradition à des composés actifs modernes, et privilégient les soins doux et préventifs. C’est sur cette approche que BEIGIC a été fondé.
Notre interprétation personnelle de cette philosophie repose sur le grain de café vert. Les grains de café non torréfiés sont riches en antioxydants, en acides gras essentiels et en vitamine E, et nous les utilisons comme ingrédient phare unique dans tous nos produits.

La Lucent Oil de BEIGIC réunit toute cette tradition dans une seule formule. Elle associe l’huile de grains de café vert à l’huile de graines de camélia, prisée depuis des siècles en Corée pour son parfum délicat et son toucher non gras, ainsi qu’à toute une gamme d’autres huiles végétales, allant du jojoba et de l’églantier à l’argan et au squalane. Son arôme est lui aussi d’origine végétale, issu de la bergamote, du géranium et de l’orange. Cette huile ne contient ni parfum ni colorant artificiel, pénètre rapidement sans laisser de film gras et agit en synergie avec les lipides naturels de la peau pour renforcer la barrière d’hydratation. Il a également été cliniquement démontré qu’elle améliore l’élasticité de 47,4 % et renforce les défenses antioxydantes de 62,5 %.
Ce mélange entre une tradition botanique séculaire et la science moderne de la formulation constitue le fondement sur lequel BEIGIC a été bâti. Découvrez la philosophie BEIGIC pour comprendre comment ces principes continuent de façonner chacun de nos produits.
Foire Aux Questions : L'histoire de la K-Beauty
Quand la « K-beauty » a-t-elle vu le jour ?
Les soins de la peau coréens remontent à plus de deux mille ans. Des preuves manifestes de rituels de beauté et de soins de la peau apparaissent dès l’époque des Trois Royaumes (à partir de 57 av. J.-C.), tandis que la « K-beauty » moderne a pris forme après 1961, lorsqu’une interdiction des produits importés a permis à l’industrie nationale de se développer. Son essor mondial s’est produit dans les années 2000 et 2010.
Quels produits les Coréens utilisaient-ils autrefois pour prendre soin de leur peau ?
Les soins de la peau traditionnels coréens reposaient sur des ingrédients naturels : des haricots mungo moulus, des haricots rouges et du son de riz (jodu) comme poudre nettoyante, des huiles de graines végétales telles que celles de camélia et de ricin, ainsi que de l’huile de carthame pour l’hydratation et l’éclat. La peau était nettoyée, adoucie et protégée à l’aide de ce que la nature offrait.
Quelle est la philosophie qui sous-tend les soins de la peau coréens ?
Les soins de la peau coréens sont nés de l’idée que la beauté extérieure et intérieure ne font qu’un, une croyance datant de l’époque de Silla selon laquelle un corps bien entretenu abrite un bel esprit. Prendre soin de sa peau était considéré comme prendre soin de soi, un rituel holistique pour le corps et l’esprit plutôt qu’une simple question d’apparence.
Pourquoi les soins coréens sont-ils si populaires aujourd’hui ?
Les soins coréens sont appréciés pour leur association d’ingrédients botaniques traditionnels et de la science moderne de la formulation, ainsi que pour leur préférence pour des soins doux et préventifs plutôt que pour des corrections radicales. Cette attention portée à la santé de la barrière cutanée et à des formules pures et efficaces, amplifiée par la vague mondiale de la Hallyu, a fait de la K-beauty une référence mondiale.
Quelle est la différence entre la « K-beauty » et le maquillage coréen ?
Le terme « K-beauty » désigne généralement les soins de la peau, c'est-à-dire les étapes de nettoyage, d'hydratation et de traitement qui permettent d'avoir une peau saine. Le maquillage coréen, quant à lui, englobe les produits de maquillage colorés tels que la poudre, le fard à joues et le rouge à lèvres. Historiquement, ces deux domaines se sont développés ensemble, mais la culture coréenne de la beauté a toujours accordé la priorité aux soins de la peau.
Sources
- Encyclopédie de la culture coréenne (한국민족문화대백과사전), « Cosmétiques » (화장), par Jeon Wan-gil — Académie des études coréennes. (De l’époque des Trois Royaumes à l’époque moderne ; la poudre de plomb et le document de 692 ; les rituels de bain de Silla et l’idéal du corps et de l’esprit ; le myeonyak de Goryeo ; la datation du Bakgabun.)
- Jeon Wan-gil, Histoire culturelle des cosmétiques coréens (한국화장문화사), Youlhwadang, 1987.
- Gyuhap Chongseo (규합총서, « Encyclopédie des femmes »), 1809, dynastie Joseon — recettes traditionnelles de parfums et de cosmétiques.
- Samguk Sagi (삼국사기) et Samguk Yusa (삼국유사) — récits sur les parures des Hwarang et les idéaux de beauté de Silla.
- Goryeo Dogyeong (고려도경), par Xu Jing, 1123 — récit de la dynastie Song sur les coutumes de Goryeo en matière de bains et de soins corporels.
- Musée Coreana des cosmétiques, Séoul — collection de plus de 5 300 objets cosmétiques historiques.



















